Un dernier article dans Libération — Comment le skipper Thibaut Vauchel-Camus a secouru 16 hommes qui dérivaient en Méditerranée : «Ce ne sont pas des migrants mais des humains» – Libération — m’incite à finaliser ce billet démarré en… juin 2023.

Question : doit-on voler (plonger) au secours de gens blindés de tunes mais …cons comme des enclumes ? (rime riche).
Réponse : oui. Mais agissons de la même manière pour tous ceux en détresse…
Je m’explique :
- Pour sauver un rafiot bourré de 750 migrants, ça palabre.
- Pour récupérer cinq hommes blancs qui ont pris des risques tous seuls comme des grands, hop, on déroute un navire scientifique !
Ok, solidarité des gens de mer, etc.
Solidarité à géometrie variable…
Je me souviens d’un billet : Les propriétaires de yachts de Saint-Tropez refusent d’aider la SNSM en 2018 sur les interventions de la SNSM et l’absence de dons contributifs en retour !
faute d’argent, la SNSM ne peut pas sauver des marins en danger dans les eaux fréquentées par les plus grosses fortunes. Car les riches voisins de ponton du canot SNSO66, Bailli de Suffren II, n’ont pas daigné répondre présents à l’appel de la SNSM.
Ou de cet autre billet : À mayotte, la SNSM n’a plus de bateau depuis six mois ! en 2019…
Ce sont toujours les moins aisés qui raquent pour les plus riches qui, une fois sauvés, s’empressent de passer à autre chose, d’oublier les gueux qui ont risqué leur peau pour sauver la leur.
Bref, c’est comme ces gens qui partent sans flotte ni casquette (mais en tongs) randonner sur les entiers côtiers de Belle-île en mer (ou faire le tour en bateau comme j’ai pu le constater…!) et s’insurgent de la lenteur des secours en cas d’accident. Ou s’agacent de l’absence d’un estaminet sur une côte battue par les tempêtes…
Alors, oui, il fallait tenter de sauver ces gars partis dans un sous-marin piloté par une manette de jeux…
La suite de cette histoire…? Le sous-marin a implosé et l’on découvre que les concepteurs de ce dernier avaient sciemment évité les contrôles de sécurité.
Clap, clap, clap… de fin.
Les habitants de mon île ont instantanément reconnu la SNS 096 dans le port de Palais sur le cliché…
En nettoyant mes traitements texte, plus exactement les contenus que j’ai démarré dans dans Ulysses, ia Writer que Drafts, je retrouve des bouts de texte quasiment finis qui sont restées dans leurs dossiers.
Comme j’ai décidé d’y mettre bon ordre pour, enfin, me lancer dans divers travaux d’écriture, je nettoie !
Et là, surprise, un billet entamé, début août qui vient télescoper ce récent… Jeter de la nourriture ?
Que faire ?
Le supprimer ou …ne pas avoir peur de le publier en le terminant.
C’est la dernière option que je choisis.

Finir et/ou partager
Situation triviale : ma tribu part pour de nouvelles aventures (…quitte Belle-Île en mer début août…) et me laisse des tas de provisions, maigres restes de délicieux plats, à consommer !
Le problème n’est pas la diversité de ces dernières mais leur quantité !
C’est source de plaisir : je ne déteste pas consommer plusieurs jours de suite la même chose.
En revanche, leur multiplication/quantité peut devenir un véritable pensum !
Et que finir en priorité…?
Avec quelques intolérances annexes…! Par exemple, des tomates quand on est allergique, un pot entier de ricotta alors que l’on se retrouve seul !
Solution : cuire le tout dans une grosse omelette tomates-ricotta…!
Idem pour le bout de Cantal qui finira en filaments dans des pâtes chaudes…
Fruits de saison
Quid des fruits que l’on me laisse avec l’habituelle recommandantion… « tu les finiras bien » ou « tu ne jettes rien, hein…? »
Comme si cela m’arrivait de jeter…! Là, j’opte pour la confection d’un généreux muesli avec 90 % de fruits.
Ou une transformation en compote tutti frutti…
Jeter… Non…!
Déjà impossible avec des fringues qui partent en lambeaux, des Meindl…
Pour les aliments frais, c’est quand même plus facile : soit je me force un peu et marcher immédiatement après pour digérer le surplus ; soit je les distribue auprès de mes proches voisins et amis…!
Note de fin….
Naguère, les choses étaient simples : mon plus proche voisin îlien, Roland, s’amusait de récupérer mes yaourts à chacun de mes départs pour le continent. Malheureusement, après une vie de labeur, c’est lui qui est parti cet été. Chaque matin, quand je sors de notre cambuse, j’ai une pensée amicale pour l’ami emporté par ce que d’aucuns nomment longue maladie…
Que la terre lui soit légère…
Nombre de personnes oublient que l’on peut écrire sur un ordi autrement qu’au …clavier ! Et s’éviter crampes ou dystonies…
Cela fait des décennies que je suis devant un écran (…depuis 1984) et plus encore face à une machine à écrire, instrument que j’avais découvert dix ans plus tôt lors de mon service militaire.

Pencil…?
Sur iPad, j’ai ressenti l’arrivée du Apple Pencil comme une véritable libération.
J’aime écrire à la main, calligraphier, mon écriture est certes illisible sauf, et c’est remarquable, pour Nebo qui la traduit en caractères d’imprimerie avec un taux de reconnaissance épatant…!
C’est le moment où ma main est en connexion directe avec ce qui me sert de cerveau (…tssss, on a le droit d’avoir des illusions…), où je noircis l’écran de mon iPad sans frein.
Le corps dérouille devant un clavier !
Car passer quatorze heures d’affilée devant un ordinateur ne rend pas mon corps désirable comme celui de l’athlète qui travaille inlassablement le sien dans sa salle de sport !
Il suffit de m’apercevoir quelques secondes dans le miroir de la salle de douche pour me le confirmer !
Alors ? Comme je l’ai écrit récemment, j’essaye de retarder cette perte de musculature par un peu d’exercice physique. Côté guiboles, la marche avec de bonnes chaussures ou le vélo retardent l’inévitable décrépitude.
Le dos a morflé mais la ceinture abdominale — lire Soulever une charge à 70 ans : erreur ! — comme l’Aéron — autre billet, Un siège aérien — m’évitent le pire.
En revanche, aucune solution pour mes yeux, source de problème dès ma naissance…!
Aussi, quelques minutes tous les jours, je tire sur des sangles comme je l’ai mentionné dans Se refaire quelques muscles……!
Néanmoins, changer de méthode d’écriture est certainement une meilleure piste ! Alors, clavier, Pencil ou Dictaphone ? Peut-être alternativement les trois !
Saisie gestuelle
Quand j’ai découvert la saisie gestuelle sur mon iPhone, j’ai passé quelques heures à me convaincre que c’était parfaitement utilisable et je continue jusqu’à aujourd’hui. J’utilise bien le clavier affiché, mais je ne tapote pas dessus, je surfe d’une touche à une autre !
Je me répète : je glisse mon doigt à la surface de mon écran pour saisir chaque mot et c’est remarquable tout en me permettant également de …marcher de long en large.
Ça fonctionne sur mes outils de traitement de texte et également dans Messages.
Il me suffit de tenir l’iPhone d’une main et de déplacer mon doigt de l’autre main, je peux même alterner, main droite, main gauche. (Re)lire Saisie gestuelle pour écrire sur iPhone !
Mode dictée
Voici une fonction qui a énormément évoluée ces derniers temps et que j’utilise volontiers pour rédiger au lieu de tapoter avec mes maladoigts !
Ça fonctionne sur iPhone, iPad et Macintosh. La qualité de restitution est en hausse et me permet de gagner un temps précieux.
Mieux encore, je dicte et corrige au clavier, ce qui me permet de ne pas m’arracher mes derniers cheveux ! J’ai la nette impression qu’une étape a été franchie avec iOS 18 et macOS 15.
Selon l’humeur…
Pour résumer, j’ai désormais le choix des armes (sic !) pour pondre mes billets. Inutile de gloser sur mon non-usage de l’IA.
Comme je l’ai écrit, il y a quelques mois — Nebo propose de l’IA en cours de rédaction… — mes rares tentatives se sont déroulées dans Nebo qui propose la possibilité de résumer ce que l’on vient d’écrire.
Ce n’est pas consternant car le dispositif fonctionne bien, il m’a permis à l’époque de me rendre compte que je n’avais pas écrit que des bêtises ! Mais ce ne sont plus mes mots, expressions, ricanements, sous-entendus ironiques !
Les différents textes que j’avais rédigés ont été transformés en de succinctes notes de Service, précises, impersonnelles.
Certes débarrassées de nombreuses scories pour n’en retenir que l’essentiel. Point.
Fort de toutes ces options, c’est mon humeur du moment et/ou des conditions dans lesquelles je me trouve qui décident des outils qui vont me servir.
Mais c’est chouette d’avoir le choix entre clavier, Pencil, ou ce mode dicté. Et d’éviter ainsi, qui sait, crampes et dystonies…!
Ok, côté littérature, c’est une autre histoire !